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Combien rapporte un emplacement de distributeur automatique à son propriétaire ?

Loyer fixe ou part du chiffre d'affaires : ce que les sources disent de ce que touche un propriétaire, ce que vaut la grille qui circule, et pourquoi rien n'est promis.

C'est la question que se pose un propriétaire avant de répondre à un exploitant, et personne ne lui répond en France : aucun grand exploitant, à notre connaissance, n'affiche ce qu'il verse aux lieux qui l'accueillent, et aucun organisme ne publie de statistique sur ce point. Cette page rassemble ce que des sources publiques disent, en disant à chaque fois ce que la source vaut — y compris pour la grille que vous trouverez en tête des résultats de recherche. Aucun de ces chiffres n'est une promesse : un loyer se négocie sur le compte d'une machine précise, dans un lieu précis.

D'où vient le chiffre

Un emplacement ne rapporte que ce que la machine y gagne. L'exploitant encaisse un chiffre d'affaires, en garde une marge brute, puis paie l'électricité, ses tournées, l'amortissement de la machine — et votre loyer. Ce que vous pouvez demander est borné par ce calcul : au-delà, il retire la machine.

Le mécanisme est détaillé dans le guide sur le loyer. Ici, la question est différente : quels montants circulent, et d'où ils viennent.

Ce que disent les sources identifiables

Un fabricant de distributeurs de pizzas situe le loyer d'un emplacement « entre 200 € et 400 € par mois » pour ce type de machine [D — Adial France, 8 octobre 2020]. Un site de mise en relation, dans un guide de création d'entreprise, décrit trois formules : une redevance fixe mensuelle, une commission « souvent 10 à 20 % du chiffre d'affaires, à négocier », ou « aucune contrepartie financière » — un cas qu'il dit fréquent dans les petits sites de moins de trente personnes [D — distributeurautomatique.pro, sans date].

Ces deux sources ont un point commun : elles sont écrites du côté de l'exploitant, pour lui apprendre à négocier. Lisez-les comme le prix qu'il a en tête en arrivant chez vous.

La grille « par type de lieu » que vous trouverez en ligne

La grille la plus détaillée est publiée sous le nom de « Fédération Française de la Distribution Automatique » (ffda-france.fr), dans un article de conseil sans auteur daté du 9 février 2026. Avant de la lire, sachez d'où elle vient : ce site se présente comme une fédération vieille de quarante ans ; ses mentions légales ne donnent ni SIREN ni adresse, il ne publie ni adhérents ni statuts, et la presse professionnelle du secteur le décrit comme un site de génération de contacts commerciaux créé en 2025, en rappelant que la NAVSA reste la seule organisation représentative de la profession [M — mentions légales lues le 21/09/2026 ; F&CM, 8 juillet 2026]. Ce n'est donc pas la parole du secteur : une grille anonyme, non auditée, qui dit seulement quels ordres de grandeur circulent — et que vous trouverez partout. La voici, pour la reconnaître :

  • petite entreprise (vingt à cinquante salariés) : 50 à 150 € par mois, ou 15 à 20 % du chiffre d'affaires [D — ffda-france.fr, 9 février 2026 ; grille anonyme, non auditée] ;
  • entreprise moyenne (cent à trois cents salariés) : 150 à 400 € par mois, ou 12 à 18 % [D — même page] ;
  • hôpital, clinique : 300 à 600 € par mois, ou 10 à 15 % [D — même page] ;
  • université, campus : 200 à 500 € par mois, ou 10 à 20 % [D — même page] ;
  • hôtel : 100 à 300 € par mois, ou 10 à 15 % [D — même page] ;
  • centre commercial, galerie : 400 à 1 000 € par mois, ou 15 à 25 % [D — même page] ;
  • gare, aéroport : 500 à 1 500 € par mois, ou 20 à 30 % [D — même page].

Ce que cette grille a de juste, c'est sa logique : le montant suit le passage et la captivité du public, pas la surface. Ce qu'elle n'a pas, c'est une méthode. Les deux sources identifiables ci-dessus — un fabricant, un guide de création — tombent dans les mêmes ordres de grandeur, ce qui dit que ces chiffres circulent, pas qu'ils sont mesurés.

La règle de l'autre côté de la table

La même page pose la règle qu'elle prête à l'exploitant : le coût total de l'emplacement, loyer et charges, « ne doit pas dépasser 20 à 25 % » de son chiffre d'affaires [D — ffda-france.fr, 9 février 2026]. C'est la borne haute que cette grille propose, et elle rejoint le compte de l'exploitant : après sa marge brute, l'électricité, les tournées et l'amortissement, il ne reste pas davantage. Si vous connaissez les ventes que la machine fait — ou fera —, vous connaissez le maximum raisonnable.

Elle chiffre aussi l'installation, « entre 200 et 800 € » [D — même page], que l'exploitant supporte : c'est une raison de sa prudence sur un contrat court.

Un exemple, avec des hypothèses que vous pouvez changer

Prenons une machine de boissons et de snacks qui vend une douzaine d'unités par jour à un prix moyen de 2,50 € : environ 912 € de chiffre d'affaires par mois [E — 12 × 2,50 × 30,4 jours ; hypothèse de départ à remplacer par la vôtre]. Une part de 12 % rend environ 109 € par mois au propriétaire, une part de 15 % environ 137 € [E — calcul sur l'hypothèse précédente]. Un loyer fixe de 150 € représenterait 16 % de ces ventes [E — même calcul] : dans le bas des fourchettes qui circulent, cohérent avec une petite entreprise.

Pour un distributeur de pizzas, le fabricant cité donne un prix de vente moyen de 9,50 € [D — Adial France, 8 octobre 2020]. À dix pizzas par jour, la machine fait environ 2 888 € par mois [E — 10 × 9,50 × 30,4] ; un loyer de 200 à 400 € en représente alors 7 à 14 % [E — même calcul]. Les machines qui vendent beaucoup plus existent, celles qui vendent beaucoup moins aussi : c'est le lieu qui décide, pas la machine.

Le calculateur de rentabilité fait ce calcul avec vos propres chiffres, depuis le compte de l'exploitant, et affiche le loyer que la machine peut porter.

Ce qui fait monter le montant

Ni la taille de la commune, ni la surface : le passage réel devant la machine, et le fait que ce public n'ait pas d'autre choix à portée de main. Puis les horaires — la nuit et le week-end, quand tout est fermé —, la visibilité immédiate, l'exclusivité que vous accordez, et la durée de l'engagement. Ce sont les mêmes critères pour un hall d'entreprise, une salle d'attente ou un parking : la page sur le loyer les détaille.

Ce qui n'est pas un loyer, et vaut parfois davantage

Beaucoup de lieux ne demandent rien. Une entreprise préfère souvent des prix bas pour ses salariés, ou un café à un tarif symbolique, à cent euros par mois ; une salle de sport préfère un service à ses adhérents. Cela se dit dès la première conversation : un exploitant sait construire l'un ou l'autre.

Sur le domaine public — un hall de mairie, un gymnase communal, une gare —, ce n'est pas un loyer mais une redevance, et elle n'est pas facultative : toute occupation du domaine public donne lieu au paiement d'une redevance, hors exceptions énumérées par le code — travaux ou ouvrages d'un service public gratuit pour tous, conservation du domaine, missions de sécurité de l'État, infrastructures ferroviaires, pêche professionnelle déjà soumise à bail ou licence, associations à but non lucratif d'intérêt général, contrat de la commande publique exécuté au seul profit de la personne publique —, dont aucune ne couvre la vente au public par un commerçant (Code général de la propriété des personnes publiques, art. L2125-1). Le guide sur l'autorisation d'occupation dit qui la fixe et comment.

Fixe, part des ventes, ou les deux

Le contenu du contrat est libre (Code civil, art. 1102). Le fixe vous donne un revenu connu et laisse le risque à l'exploitant, qui le paiera par un montant prudent. La part des ventes suit le lieu, à condition d'un relevé vérifiable : demandez comment le chiffre d'affaires vous est communiqué, et à quelle fréquence. Le mixte — un fixe modeste, une part au-delà d'un seuil — est ce que les deux parties choisissent quand personne ne connaît encore le potentiel. Sur plusieurs années, un fixe s'indexe : l'indice des loyers commerciaux publié par l'Insee, prévu pour les loyers commerciaux, est le choix naturel ; hors bail commercial, les parties choisissent librement leur indice.

Pourquoi aucun chiffre de cette page n'est une promesse

Le marché français de la distribution automatique pèse « environ 3,7 milliards d'euros » pour « un parc d'environ 640 000 automates » [D — page de présentation de l'étude Xerfi 26DIS20, 8 juin 2026] : une moyenne par machine n'aurait aucun sens, tant les lieux diffèrent. Les grilles ci-dessus disent ce qui s'écrit, pas ce que votre emplacement vaut. Quiconque vous promet un revenu avant d'avoir vu le lieu, compté le passage et posé une machine parle sans savoir — et les sites qui promettent le plus sont ceux qui ont quelque chose à vous vendre.

Comment ça se passe sur ce site

Chaque recherche publiée par un exploitant affiche la contrepartie qu'il propose au lieu : un loyer fixe, une part du chiffre d'affaires, ou « à discuter ». Vous lisez les recherches en cours dans votre commune, vous répondez par message, et vous négociez avec les chiffres de cette page en tête. Une fois d'accord, le contrat tient en deux pages.

Questions fréquentes

Existe-t-il un barème officiel du loyer d'un emplacement ?

Non. Aucun texte ne fixe de montant, aucune statistique publique n'existe sur ce point. Les seules grilles publiées viennent de sites de conseil aux exploitants et aux investisseurs, sans auteur identifiable ni méthode ; cette page les rapporte en le disant.

Un pourcentage du chiffre d'affaires, c'est combien en pratique ?

Les sources citées donnent 10 à 20 % selon le lieu, et la grille qui circule monte à 25 ou 30 % dans les lieux à très fort passage comme une gare [D — distributeurautomatique.pro ; ffda-france.fr, 9 février 2026, grille anonyme]. Le pourcentage ne vaut que sur un relevé que vous pouvez vérifier.

Pourquoi l'exploitant refuse-t-il le montant que je demande ?

Parce que son calcul ne le permet pas : l'emplacement doit rester sous une fraction de ses ventes — 20 à 25 %, charges comprises, selon la grille qui circule [D — ffda-france.fr, 9 février 2026], et son propre compte dit la même chose. Demandez-lui combien d'unités par jour il attend du lieu, et vous verrez si votre montant tient.

Est-ce que je peux demander un loyer pour une machine sur le domaine public ?

Ce n'est pas un loyer mais une redevance, due par principe (Code général de la propriété des personnes publiques, art. L2125-1), fixée par la personne publique et non de gré à gré. Le guide sur l'autorisation d'occupation explique la procédure.

Le loyer est-il imposable ?

Cela dépend de votre situation : particulier, entreprise, collectivité, et de la qualification de la mise à disposition. Nous ne tranchons pas ici — c'est la question à poser à votre comptable ou au service des impôts avant la première facture.

Sources

Légende : [M] mesuré · [D] déclaré par la source · [E] estimé, base indiquée.

Cette page donne une information générale, à jour à la date indiquée. Ce n'est ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal : avant de signer, vérifiez votre situation auprès d'un professionnel.

Vous cherchez un emplacement ?

Dites-le : votre recherche devient une page publique, et les propriétaires du secteur vous répondent. Gratuit, sans compte.

Vous avez un local, un parking ou un commerce ?

Voyez qui cherche autour de vous, et répondez — un message suffit, sans publier d'annonce.